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L'âne andalou |
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L'âne andalou
Le bardot
L'âne
bourbonnais
Le grand
noir du Berry
L'âne corse
L'âne commun
L'âne cotentin
L'âne
miniature
La mule et le
mulet
L'âne normand
Le baudet du
Poitou
L'âne de
Provence
L'âne des
Pyrénées
L'âne de Somalie
L'âne blanc
d'Égypte
L'âne catalan
L'âne de
Gascogne
L'âne pie
d'Irlande |
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De souche ibérique, le gris pommelé
andalou au gabarit imposant s'adresse à tous les amoureux des ânes,
propriétaires, marcheurs, cavaliers ou meneurs. Naguère encore en voie de
disparition dans son pays natal, il a commencé à être élevée dans les
années 1990 dans le Perche (Normandie). Puis bien plus tard, une
association des amis de l'âne andalou s'est créée.
L'âne andalou résulte d'une sélection
opérée au sein de sa race originaire du sud de l'Espagne et apparue 700
ans minimum avant J.-C. Élevé dans les années 90, il revêt ainsi un modèle
spécifique et se voit élevé au début au cœur de l'Orne dans le parc du
Perche. De stature telle celle d'un double poney, montrant des
dispositions certaines au travail, apte à la selle et à l'attelage, il
doit son développement à des passionnées d'équidés et pionniers en la
matière, s'efforçant de le promouvoir. Ces éleveurs réussissent
progressivement à lui offrir une place dans l'univers des sports et des
loisirs équestres. Apprécié en randonné montée ou attelée, le gentil et
puissant âne andalou demeure plus vif que d'autres congénères. Toutefois,
il conserve patience et résistance à toute épreuve. Adulte à 5 ans, il ne
doit pas être monté plus tôt.
Standard :
taille de 1,40 m à 1,55 m. Robe grise, de préférence pommelée. Tête fine
et expressive, portée haute. Poils ras. Peau foncée. corps élancé. Forte
ossature avec une musculature adaptée, sèche. Membres longs mais solides.
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photos : Miriski /DR
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Le bardot |
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Appelé bardot (ou bardeau) pour le mâle
et bardote (ou bardine) pour la femelle, c'est un animal hybride qui
résulte d'un croisement entre un cheval et une ânesse. Obtenu la plupart
du temps chez les animaux en captivité, le mâle ne peut pas procréer car
il est stérile. En revanche, il peut arriver que la femelle soit féconde
(idem pour le mulet et la mule).
Le bardot obtenu, bien souvent
accidentellement, est fort peu apprécie car il ne témoigne ne ni de la
force d'un cheval, ni de la placidité d'un âne. Entre âne et cheval, le
bardot hennit de façon curieuse et, à quelques exceptions près, ne trouve
grâce auprès de personne...
Sachez que le bardot ne doit pas être
confondu avec la mule qui est le résultat d'un croisement âne et jument,
ou avec le baudet qui est un âne étalon, ni avec le dozed ou donzèbre qui
est le résultat d'un croisement âne et zèbre.
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photo : Miriski /DR |
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L'âne bourbonnais |
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L'âne du Bourbonnais, né en Auvergne
dans l'Allier, arrivait au septième rang en nombre d'effectif avant la
Seconde Guerre mondiale. Très populaire dans sa région et alentours, on
l'appelle, jusqu'à aujourd'hui, "l'âne miracle !" Un surnom qui lui va
bien, car en fait c'est une vedette qui fait déplacer les foules. Il est
représenté à la fameuse foire de Braize qui compte les plus beaux
spécimens. Chaque année, dix mille personnes se déplacent pour l'admirer.
Dans ces conditions, l'âne du Bourbonnais peut se vanter d'être à la
pointe en matière de conformation. Un bel Equus asinus à la
robe brun clair à bai chocolat, très apprécié lorsqu'il montre une bande
cruciale (raie de mulet), des membres zébrés et une croix de Saint-André
et qui, en outre, a aussi la particularité commune, d'ailleurs comme
beaucoup d'ânes, d'avoir le ventre, l'aine, l'intérieur des postérieurs,
le tour des yeux gris clair pour éclairer son manteau. Sur ce plan,
d'ailleurs, certains vous diront qu'il est quasi identique au grand noir
du Berry. Eh bien non ! Sa robe est beaucoup plus claire et sa taille,
comprise entre 1,18 m et 1,35 m (mâles et femelles confondus), est
beaucoup plus petite que celle de ce cousin et voisin de la région du
Berry.
Il est vrai qu'en ces temps reculés, les
notions de distance n'étaient pas les mêmes, comparées à aujourd'hui ;
l'élevage était donc local et a fortiori beaucoup de régions avaient leur
propre race asine. Pourtant, selon d'autres théories, des croisements
entre l'âne du Bourbonnais et le Berrichon auraient été effectifs. A
partir des échanges, dus au canal du Berry, avec les petits ânes de la
région. Tractant donc les péniches du canal, ce ne sont pas ses seules
tâches. De tous temps, courageux et dévoué, il s'adonne au travail. Animal
à tout faire, il est utilisé comme moyen de transport pour les besoins
familiaux ou de certaines professions comme, par exemple, le médecin de
campagne dont c'est la monture préférée. Il rend des services et les
fermiers, les agriculteurs, les propriétaires, les métayers, les
maraîchers et même les châtelains, exploitent ces qualités de labeur de
grand cœur.
L'association de l'âne du Bourbonnais
s'est créée en 1994 et à lutter jusqu'à la fin de l'année 2002 pour faire
officialiser la race. L'âne bourbonnais est reconnu depuis par les Haras
nationaux.
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photos : Hermeline /DR


photo : JY. Charby |
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Le grand noir du Berry |
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Depuis plusieurs siècles, les ânes sont très présents
dans cette région de bocages du Berry. Ils étaient en effet indispensables
aux paysans berrichons qui les utilisaient, parce que moins onéreux, comme
chevaux de trait pour le travail des champs et des vignes. Ils étaient
également demandés pour la batellerie comme pour les forges, pour la
traction de petites carrioles ainsi que pour les transports vers le marché
local ou le débardage. Pour ces rudes tâches, agricoles ou non, des
animaux grands, forts en restant vifs, dociles et courageux étaient
nécessaires. Au fil du temps, la sélection s'est donc opérée pour que le
grand noir du Berry soit parfaitement bien adaptée à ces fonctions.
D'autant que ces ânes ont rapidement remplacé les hommes pour tracter les
péniches sur le canal du Berry.
C'est au sud du Berry, à Lignières, qu'une association,
soucieuse de conserver les traditions populaires dans le Berry, s'est
inquiétée de la disparition des ânes dans la région. En mobilisant
éleveurs et marchands, elle organise alors, en 1986, la première foire aux
ânes et aux mules de Lignières. C'est également à cette époque que ces
mêmes passionnés se réunissent pour mettre au point le standard de l'âne
berrichon, en se basant sur les nombreuses archives et cartes postales
rassemblées dans la région. Mais ce n'est qu'en 1993 que les Haras
nationaux peaufinent, avec l'association française de l'âne grand noir du
Berry, le règlement du Stud-book et l'inscription à titre initial ; la
race sera en suite reconnue en 1994.
Depuis, le grand noir du Berry fait la joie de nombre
de randonneurs pour lesquels il transporte les bagages ; il est également
attelé pour les balades et est utilisé pour la production de mules.
Standard : d'une robe unie ; noir à
bai brun foncé ; dépourvue de bande cruciale, de raie de mulet et de
zébrures. Le grand noir du Berry affiche une taille de 1,35 m à 1,45 m
pour le mâle, et pas moins de 1,30 m pour la femelle, avec un poil court,
voire ras, en été. Le ventre, l'aine et l'intérieur des cuisses sont gris
blanc ; la tête rectiligne, avec le bout du nez gris blanc et parfois le
chanfrein, quelques fois cerné de roux.
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photo : Haras national


photos : Miriski /DR


photos : DCO /aNet
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L'âne corse |
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L'âne a toujours été très présent dans
l'île de Beauté ; son assistance était effectivement très utile, bâté,
attelé ou monté, dans les carrières de pierre, pour les travaux agricoles
dans les endroits les plus escarpés, pour relier les hameaux éloignés ou
se rendre sur les exploitations agricoles éparses. Son rôle était aussi
d'importance pour la production de mules et mulets, particulièrement bien
adaptés dans cette région accidentée. Il était également très apprécié par
les charcutiers qui se servaient de sa viande pour la fabrication de
saucissons...
Vers le XVIlle siècle, l'âne corse était
de petite taille, ne dépassant pas 98cm et sa robe était grisâtre, parfois
noire. Par la suite, une taille supérieure a été recherchée grâce à des
croisements avec des ânes catalans. Le petit âne gris corse commençait
alors à devenir plus rare. Aujourd'hui, l'âne corse est encore bien
présent sur l'île et se décline en deux types, le noir aux origines
catalanes et le gris bien clair, issu de son ancêtre, pur Corse. Le
premier affiche une taille d'environ 1,24 m tandis que le second voisine
autour de 1,17 m. Son utilisation actuelle passe par la randonnée ou bâté,
il transporte allègrement les bagages de deux ou trois personnes ou les
enfants des randonneurs.
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photos : Labat /Ailleurs
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L'âne commun |
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Autour des chemins ruraux, et dès qu'un bout de pâture
est inutilisé, l'âne commun a élu domicile c'est en fait
l'homologue de nos sympathiques bâtards canins. À la différence près qu'il
ressemble à s'y méprendre à un âne de race. Souvent gris ardoisé, parfois
gris foncé, quelquefois proche, du berrichon, du poitevin ou encore du
provençal, occasionnellement pourvu de la fameuse Croix de Saint-André,
l'âne commun c'est notre célèbre âne "Martin", celui qui est réputé, voire
peu intelligent et des qualificatifs les moins sympathiques.
Et pourtant, cet âne "ordinaire" s'il n'a pas
l'avantage de justifier sur papiers de ses générations précédentes, n'en
est pas moins aussi passionnant que ses frères de "race". Et d'ailleurs,
n'est-ce pas lui qui a permis de créer ou de recréer ces races, d'ailleurs
souvent très voisines dans leur morphologie ? En fait, le grand public n'y
voit pas outrage, car un âne c'est un âne et la fièvre des races n'a
encore que très peu gagné les amoureux des longues oreilles. Les vendeurs
ne s'y trompent pas et appliquent des tarifs à la hausse en mettant en
exergue des garanties de race fort aléatoires. Seuls les amateurs éclairés
aimeraient enrayer cette "prolifération" ; si l'on peut dire de l'âne
commun, estimant qu'il est préférable de développer des races régionales.
On ne peut trop leur en tenir rigueur, sauf si leur
passion d'une race leur faisait omettre les qualités d'un animal quel
qu'il soit, comme on peut le voir dans d'autres espèces. Et
malheureusement, cela commence à devenir le cas.
Par définition, l'âne commun ne répond à aucun standard
et affiche diverses tailles, coloris, morphologies au gré des croisements
dont il est issu ; de la même façon, si son caractère témoigne de la
placidité propre à l'espèce asine, il peut, selon les sujets, faire montre
d'un tempérament plus fort ou plus malléable selon ses ascendants, de race
ou non.
Choisir un âne commun comme
compagnon, pourquoi pas, mais comme pour ses cousins à papiers, un conseil
est de mise : le particulier a tout intérêt à faire castrer le mâle car si
celui-ci, dans ses jeunes années, peut se révéler très attachant et
amical, il a cependant toutes les "chances" de développer une agressivité
difficile, voire impossible, à canaliser pour un non initié.
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photos : Miriski /DR
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L'âne cotentin |
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Son berceau d'origine est bien évidemment la Manche où
il séjourne depuis des siècles, probablement dès le XVIe siècle, peut-être
même auparavant. Lorsque la race a commencé a décliné, une association
s'est battue pour la protéger, l'améliorer et obtenir sa reconnaissance
officielle par les Haras nationaux en septembre 1997. Si l'on comptait
près de 9000 ânes vers les années 1930, le cheptel a considérablement
chuté ensuite ; en 2000, on répertoriait environ 2500 sujets,
principalement basés dans la Manche. C'est une race reconnue par le
ministère de l'Agriculture, via les Haras nationaux, en août 1997.
Auxiliaire agricole, le cotentin était jadis bien utile
aux paysans pour lesquels, grâce à un bât, il transportait principalement
le lait ; il était également attelé pour les travaux agricoles comme, par
exemple, pour véhiculer de village en hameau, le médecin de campagne.
Aujourd'hui, il est également utilisé pour ces mêmes qualités et
transporte allègrement les bagages des randonneurs pédestres qu'il
accompagne sans souci sur les chemins et sentiers.
Standard : d'une taille variant de
1,20 m à 1,35 m pour le mâle et de 1,15 m à 1,30 m pour la femelle, l'âne
du Cotentin s'habille en gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle
rehaussé par la croix de Saint-André et agrémenté parfois de zébrures sur
les membres. Le ventre est gris blanc, le bout du nez de nuance noire à
gris foncé. Les yeux portent des lunettes gris blanc ou sont parfois
cernés de roux, avec des arcades bien marquées.
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photo : Haras national


photos : Miriski /DR
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L'âne miniature |
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L'âne miniature n'est pas obtenu, rassurez-vous, au
moyen d'éprouvettes ou de manipulations génétiques. C'est une sélection
naturelle qui est à la base de sa taille réduite. Comme les chevaux
miniatures, c'est donc en croisant les plus petits d'une portée, et en
multipliant les croisements des plus petits, qu'on obtient un âne
miniature de taille normale. Sachez qu'il faut compter de longues années
pour arriver à obtenir un tel résultat (30 ans en moyenne). Les plus
petits atteignent environ un peu plus de 60 cm au garrot, soit la moitié
d'un âne de taille normale, les plus grands atteignent moins de 80 cm. En
outre, ils doivent être tout à fait proportionnés, malgré leur
miniaturisation : mêmes grandes oreilles, grands yeux de velours maquillé
de blanc aussi doux que le pelage gris tourterelle ou brun, montrant
souvent une raie de mulet et une croix de Saint-André... sauf peut-être
les sabots, qui ne dépassent pas la largeur de certaines grandes pièces de
monnaie... Malgré cette taille très réduite, il reste très résistant et
s'élève facilement en plein air à la belle saison.
L'âne miniature, outre l'avantage du
gain de place, ressemble à un ânon et c'est un adorable animal de
compagnie. Très tendre et sensible, il est très affectueux et peut-être
même, parfois, un peu trop... Idéal en randonnée dominicale pour
transporter un pique-nique et accompagner les enfants. Petit box et enclos
obligatoire.
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photos : Miriski /DR
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La mule et le mulet |
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Le croisement d'un âne avec une jument
donne un mulet (pour le mâle) ou une mule (pour la femelle). Cet animal
stérile, contrairement au bardot, rend de grands services à l'homme. En
effet, fort des qualités de robustesse, de rusticité et de calme de l'âne,
le mulet ou la mule développe également la force et la taille du cheval.
Un habile compromis qui a rendu d'énormes services jadis, et ce depuis au
moins le Xe siècle, date à la quelle une production d'environ 15.000 mules
par an était répertoriée. À l'époque de la mécanisation, cette embellie a
pris fin.
Plusieurs types de mules et mulets
étaient observés en France ; dans le Massif central, ils étaient
principalement destinés au bât et au trait ; dans les Pyrénées, ils se
distinguaient par leur morphologie fine et leur agilité ; dans les Alpes,
ils affichaient une taille oscillant entre 1,45 m et 1,55 m et
s'illustraient par un physique trapu et vigoureux ; dans le Poitou ils
étaient réputés pour leur frugalité et leur aptitude au trait. De nos
jours, mules et mulet sont de plus en plus apprécié pour l'attelage, la
traction et le tourisme.
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photos : Miriski /DR
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L'âne normand |
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Robuste et rustique, l'âne normand était jadis utilisé
pour les travaux de la ferme et plus précisément pour charrier les bidons
de lait qui pouvaient atteindre un poids quasiment égal à celui de l'âne.
C'est en 1993 qu'une association a été créée afin de défendre l'âne, et
plus précisément le normand, en demandant la reconnaissance de la race. Le
20 août 1997, l'âne normand est enfin officiellement reconnu par le
ministère de l'Agriculture, après le baudet du Poitou, le grand noir du
Berry et l'âne de Provence. Fin 1998, 225 ânes normands sont reconnus et
identifiés par une puce électronique et numéro de SIRE.
Standard : de taille moyenne, 1,10 m
à 1,25 m, l'âne normand s'habille d'une robe bai à bai brun contrastée par
une croix de Saint-André et une raie de mulet, avec ou sans zébrure sur
les membres. La tête, bien rectiligne, termine une encolure forte et
épaisse, dotée d'une crinière droite ou tombante ; elle est de la même
couleur que la robe si ce n'est le bout du nez qui se nuance de noir ou de
gris foncé. Les oreilles sont de bonne longueur, les membres solides, les
yeux vifs avec des lunettes gris blanc, parfois cernés de roux et des
arcades bien marquées.
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photos : Monnier /DR


photo : Haras national |
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Le baudet du Poitou |
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Certains assurent de même que ses origines remontent à
l'époque des Gaulois... Ce que l'on sait de façon sûre, c'est que son
livre généalogique a été créé en 1884, à Niort. Une fois de plus, la
passion d'éleveurs a permis de sauvegarder une race vouée à l'oubli. Vers
1980, il ne restait plus en effet qu'une soixantaine de nos baudets
poitevins alors qu'à l'horizon 2000 plus de 200 sujets étaient répertoriés
en Europe.
C'est grâce au Parc naturel régional du Marais poitevin
avec les Haras nationaux, en association avec le Syndicat des éleveurs et
l'Association pour la sauvegarde du baudet du Poitou, avec la création de
l'Asinerie Nationale, sise à Dampierre sur Boutonne (17), que ces
sympathiques ânes ont encore droit de cité dans leur berceau de race. À
l'instar de ses cousins, le baudet du Poitou affiche un caractère
débonnaire et tranquille qui autorise sa présence auprès de tous les
publics.
Pourtant, c'est plutôt ses qualités d'excellent
reproducteur qui le font rechercher. En effet, c'est grâce au baudet
qu'est assurée la production des mules poitevines, réputées pour leur
puissance en attelage.
Standard : bien charpenté et de
grande taille, 1,40 m à 1,55 m pour le mâle pour un poids variant de 250 à
430 kg, le baudet arbore une épaisse fourrure dotée de mèches longues au
poil dru. Bai brun ou "châtaigne", la robe peut aussi varier d'une couleur
proche de la fougère sèche à un bai brun très foncé. La répartition de la
couleur a également son importance. Le museau, le nez et le tour des yeux
s'agrémentent d'une douce couleur blanche argenté tandis que le dessous du
ventre et l'intérieur des cuisses arborent un gris bien clair.
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photo : C. Hochet


photo : Miriski /DR

photo : Haras national |
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L'âne de Provence |
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C'est certainement le plus connu d'entre les ânes. Ce
petit provençal existe depuis bien longtemps pour assister les bergers
dans les estives lors de la transhumance des moutons. Compagnon du berger
pendant ses longs jours de solitude dans les alpages, il transportait
également ses provisions.
De cette fonction pastorale, vient certainement que
l'âne de Provence figure en bon ne place dans la crèche de Noël aux côtés
de son compagnon le bœuf ! On le nomme aussi parfois âne d'Arles ou encore
âne de Crau.
Reconnu officiellement par les Haras nationaux, l'âne
de Provence a été largement utilisé en croisement avec d'autres races ;
les purs provençaux sont alors devenus plus rares, alors que bien des ânes
communs, affichent une morphologie fort ressemblante.
Standard : placide et rustique, l'âne
de Provence affiche une taille de 1,20 m à 1,30 m, une jolie robe
grise plus ou moins claire avec une belle croix de Saint-André noire. De
longues oreilles surplombent une tête assez forte adoucie par de jolis
yeux cernés de roux et un bout de nez blanc, Sa poitrine est large et
puissante et, son ventre se pare fréquemment de blanc plus ou moins ombré
de jaune.
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photos : Haras national |
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photos : Miriski /DR

photo : R. Metz
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L'âne des Pyrénées |
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Le berceau d'origine de l'âne des
Pyrénées est bien vaste... Et pour cause, puisqu'il se situe de ça et de
là de la chaîne des Pyrénées ! Ses sources se retrouvent, en effet, autant
au nord-est de l'Espagne où il s'appelle "catalan" (de plus grande taille)
qu'au sud et sud-ouest de la France, Gironde, Landes, Pyrénées
Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute Garonne, Ariège, Lot-et-Garonne,
Tarn-et-Garonne, Pyrénées Orientales,... , où il se nomme souvent "gascon"
(de plus petite taille). De toute évidence, vu la multiplicité de ses
patries, le modèle diffère par fois et l'on a répertorié au fil de
l'histoire, par exemple, en Espagne, des types de Vic et d'Urgell, comme
en France, des types Lourdais, Tarbais, de Tournay, du Béarn, etc.
Ses utilisations ont également varié
selon son biotope : il était davantage réservé à la production mulassière
en Espagne alors qu'en France son aptitude au bât était davantage
exploitée. Son rôle consistait également à assister les hôtels des
stations thermales des Pyrénées en allant chercher d'énormes blocs de
glace dans les glaciers naturels. Pour cette tâche, comme d'ailleurs pour
être attelé, les sujets de très haute stature étaient recherchés. Cet
essor spectaculaire des stations thermales a d'ailleurs créé une nouvelle
utilisation de ce brave pyrénéen puisqu'il a été sollicité pour emmener en
balade les nombreux citadins venus se ressourcer... Enfin, le commerce
original du lait d'ânesse, réputé pour ses vertus reconstituantes et
curatives, permet aux plus fortes et plus grandes pyrénéennes d'être
abondamment nourries afin de livrer leur production laitière en "porte à
porte". Un lait vendu près de quatre fois le prix de celui de la vache !
Il rendait également jadis d'énormes
services aux fermiers isolés dans montagnes, permettant aux femmes de
descendre lait et volailles au bourg le plus proche.
Standard : la pluralité de ses
racines a induit des variantes sur sa taille ; ainsi, celle-ci peut aller
de 1,20 m à 1,35 m, comme elle peut dépasser 1,35 m sans de limite
supérieure. La robe est noire brillante ou "mal teinte", baie foncée, baie
châtain avec un poil ras jusqu'à 2 ans. Le tour des yeux, le bout du nez,
le ventre et l'intérieur des membres affichent une décoloration manifeste
alors que la limite des deux couleurs se nuance de roux. Aujourd'hui,
l'âne des Pyrénées se révèle un excellent compagnon de randonnée et
participe à la production mulassière.
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photo : Haras national


photos : Miriski /DR


photo : JL. Guyot |
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L'âne de Somalie |
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Né sur la terre des Égyptiens, des
Romains et des Arabes, en Afrique, à 80 Km de Djibouti, au pays des
chameaux et de la canne à sucre, l'âne de Somalie a longue vie. Sacré
ancêtre des ânes, apparu il y a environ un demi million d'années avant
notre ère, il a l'ultime spécialisation d'être l'âne le plus ancien et le
plus rapide de toute la planète. Chronométré par des explorateurs de
passage en Somalie en Land-Rover, ceux-ci ont relevé une vitesse frôlant
les 70 Km/h (64 Km/h), soit presque la vitesse d'une antilope américaine
battant les records de vitesse des animaux mammifères les plus rapides sur
terre. Courant à la vitesse du vent, l'âne de Somalie va aussi vite qu'un
galopeur de course lancé sur l'hippodrome sur une faible distance. En
revanche, comme les zèbres, il est difficile à dompter, se montrant
récalcitrant et insoumis sous le harnais ou la selle car c'est un âne
sauvage. On notera l'absence de bande cruciale.
L'âne de Somalie est aujourd'hui un
équidé en voie d'extinction. Pourchassé par les prédateurs et les hommes,
manquant de nourriture... L'on compte à peine 400 têtes dans le cheptel.
C'est l'un des animaux les plus menacés par la disparition, au même titre
que le cerf de Barbarie, les éléphants ou les zèbres de montagne…
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L'âne blanc d'Égypte |
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La blancheur de la robe de l'âne blanc
d'Égypte est toujours surprenante. Il existe quelques rares individus en
France. Il est courant dans toute l'Afrique du Nord.
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L'âne catalan |
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L'âne catalan, tel que les types de Vic
et d´Urgell, serait à l'origine de l'âne des Pyrénées et de Gascogne. La
race est peu représentée en France. La race catalane est très ancienne. Un
texte en catalan, datant du 9e siècle, décrivait déjà un âne de grande
taille et de grande force qui se trouvait dans cette région.
Au fil des siècles, il est devenu le
fleuron de la Catalogne. Georges Washington avait entendu parler de ses
qualités mulassières et a été le premier à en importer aux États-Unis pour
y reproduire de grandes mules qui ont rendu possible la conquête de
l´Ouest. Cet âne a plus tard été exporté dans de nombreux pays, en Europe
bien sur, mais aussi au Canada, en Australie et en Amérique du sud. Il est
encore utilisé comme améliorateur de race un peu partout et
particulièrement en France, ou il a donné de la taille à l´âne des
Pyrénées.
Ce grand animal a bien failli
disparaître dans les années 1950-1960, si un groupe d´enthousiastes
n´avait créé une association pour le sauver : l´A.F.R.A.C. (Associacio pel
Foment de la Raca Asinina Catalana). Par bonheur, l´armée espagnole avait
toujours gardé des baudets en vue de production de mules ce qui a permis
de diversifier les étalons utilisés sur les rares ânesses qui n´avaient
pas pris le chemin du Nouveau Monde car à cette époque, les américains se
ruèrent de nouveau sur cette race. L´âne catalan est à la base du Grand
Jack du Kentucky (ou Mammoth Jack).
L'âne catalan possède à nouveau son
livre des origines. Tous les ânes de cette race sont répertoriés, un
transpondeur est posé (puce électronique) et un relevé des marques
génétiques (A.D.N.) est constitué par la faculté vétérinaire de Barcelone
(siège de l'A.F.R.A.C.). Elle dénombre à ce jour environ 250 sujets
principalement en Espagne dont un peu plus d´une vingtaine située en
Catalogne Nord (Pyrénées-Orientales).
Standard : robe noir ou bai brun avec
le tour des yeux, du museau et le ventre blanc. Poil ras, tête forte,
oreilles fortes. Taille femelle à partir de 1,35 m, mâle à partir de
1,45 m au garrot.
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photo : C. Hochet
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L'âne de Gascogne |
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L'âne de Gascogne est en fait un très
proche cousin de l'âne des Pyrénées dont il reprend l'essentiel du
standard. Il serait malgré tout de taille plus petite que l'âne des
Pyrénées.
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photo : Miriski /DR |
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L'âne pie d'Irlande |
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De petit modèle, l'âne pie d'Irlande
affiche une robe très originale, blanche tachetée de deux ou trois
couleurs avec un poil assez fourni, D'une taille avoisinant les 1,10 m, il
peut également être quasiment blanc grâce à des croisements successifs de
sujets de moins en moins tachetés, L'âne pie est dit "Irlande" mais il
semblerait que ce pays ne soit forcément à l'origine de tous les ânes pie,
ni même qu'il existe un type précis "d'Irlande". Il n'existe pas en
Irlande de standard pour la race. Il existe notamment une très grande
population d'âne pie aux États-Unis ainsi qu'au Royaume-Uni.
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photos : Miriski /DR
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